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Dimanche 30 novembre 2008

Chronique Web de l'émission du 25 novembre



 Avant l’arrivée imminente du nouveau Reader de Sony, parlons livres et ventes en ligne.

 

 La nouveauté de l’année vient des USA : 2008 sera l’année où Amazon sera sacré premier libraire des Etats-Unis, et passe pour la première fois devant LA grande chaîne de librairies américaines, Barnes&Nobles. C’est ce qu’a annoncé Morris Rosenthal, éditeur-bloggueur d’influence aux USA, qui défend l’auto-édition.

 Amazon a librairie en ligne annonce une évolution de CA supérieure à celle des concurrents, alors que les années précédentes, les chiffres d'affaires d'Amazon et de Barnes1Nobles étaient relativement proches (autour de 4.6 B$ !) .  Certes, aux USA, il est des Etats où on n'a aucune chance de trouver une librairie tous le 20 kilomètrres, et acheter en ligne est le seul moyen de lire.


 Il se trouve qu'en Grande-Bretagne aussi, Amazon gagne du terrain par rapport aux librairies dites "conventionnelles" : la société est en deuxième position, juste derrière Waterstone, et génére 16% des ventes de livres est en 2e position 

 

 En France ? La vente en ligne sur Internet (Amazon, Alapage, Bibliosurf, entre autres) représente 6% des ventes globales. Un récent hit-parade du magazine Livres Hebdo montrait que le chiffre d'affaires total des quatorze plus grosses chaînes (Fnac, Leclerc, Virgin, etc) était de 389 899 M€. Le premier libraire de France est la Fnac, mais il le doit aussi à la vente en ligne sur Fnac.com... Les grosses librairies de premier niveau (type Mollat, Ombres blanches, etc) ont des difficultés à percer sur le net, mais travaillent clairement la question.


 Un bien ou un mal ?


 Ce que craignent les éditeurs, c’est qu’Amazon soit désormais assez fort pour imposer un nouveau paradigme à l’édition : l’impression à la demande. Une façon de vendre qui a déjà été tentée en France (l'expérience du site manuscrit.com) sans plus de succès pour le moment. Mais l'importance des librairies en lignes pourraient faire reconsidérer la façon de stocker et éditer. Ainsi, un livre imprimé, ce serait un livre vendu. Le graal pour les éditeurs, l'agonie pour une partie des libraires, la mort pour les diffuseurs.

 Parlera-ton encore de "livre épuisé" dans dix ans ?


 

Par Au Field de la nuit - Publié dans : Hubert Artus
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Commentaires

En effet, ça paraît inquiétant pour les librairies comme pour les diffuseurs. J'ai déjà commandé sur Amazon et je comprend facilement qu'il prenne de l'ampleur. c'est la facilité. frais de port offert, - 5%, le colis arrive directement dans la boîte à lettres. Néanmoins, il ne remplacera jamais une balade dans les rayons d'une librairie. Merci pour ce billet et ces données.
Commentaire n° 1 posté par Laetitia la liseuse le 30/11/2008 à 19h52

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