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Lundi 8 décembre 2008
Chronique du 9 décembre

Jean-Marie Blas de Roblès, prix Médicis 2008, est l’illustration parfaite de ce qui est en train de se produire, à mon sens, dans la façon dont sont attribués les prix littéraires. Ca bouge !

 


La saison a été étonnante, pour une fois.
Des auteurs phares ont été absents des listes, comme Régis Jauffret ou Jean-Paul Dubois – ce qui avait fait bondir les critiques littéraires en août. Et nombre de titres qu’on donnait gagnants sont repartis les mains vides : Michel Le Bris était pressenti pour le Goncourt, Olivier Rolin pour le Renaudot, etc… Rien de tout cela ne s’est produit et l’oligarchie Galligrasseuil s’est trouvée légèrement perturbée. Chez Grasset, par ex, on n’a obtenu que des prix moins regardés : le Fémina étranger (pour l'excellent Chaos calme de Sandro Veronesi) et le Médicis de l’essai.

 

Les jurés sont allés voir du côté d’auteurs auxquels on ne s’attendait pas. La tendance des prix cette année aura été :
des auteurs étrangers (Tierno Monénembo pour le prix Renaudot, Atiq Rahimi pour le Goncourt) / et des textes plus ardus.

 


Jean-Marie Blas de Roblès a obtenu un Médicis bien mérité. Rappelons que les éditions Zulma existent depuis 1991, portées par l'énergie et la volonté de deux éditeurs : Laure Leroy et Serge Safran.

 

Mon seul petit coup de gueule, c’est qu’en dehors de Catherine Cusset qui a obtenu le Goncourt des Lycéens, aucune femme n’a été primée… 
 

Par Au Field de la nuit - Publié dans : Jessica Nelson
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